rendez-vous
le jeudi 20 mai à 18 h
Salle d’exposition, 1er étage. Entrée
libre.
Nicole Prieur, Petits règlements de comptes en
famille,
Edition Albin Michel
Nicole Prieur, psychanalyste à Paris, très
connue des médias, a publié Nous nous
sommes tant trahis, chez Denoël, en 2003. Et dans
la collection C’est la vie aussi chez Albin Michel,
Arrêtez de vous disputer !
On a beau dire qu’en amour on ne compte pas, les
comptes sont inévitables à l’intérieur
de la famille, du couple, de la fratrie. « Est-ce
que je compte et comment je compte pour l’autre
? » est une question fondatrice de la relation.
Certains donnent du temps, et espèrent recevoir
de l’affection; d’autres de l’argent
pour de la reconnaissance ; quelques uns donnent de
leur personne, et attendent de la fidélité.
Chacun a sa manière de faire ses comptes et il
n’est pas certain qu’il s’y retrouve
lui-même. Les uns comptent ce qu’ils donnent,
d’autres ce qu’ils ont reçu, ou ne
reçoivent pas. Les comptes familiaux sont inéluctables
autant qu’impossibles car ce qui circule demeure
non mesurable. Il s’agit d’affectif, de
symbolique, de regards, d’attention, des données
impalpables. A chaque fois que quelqu’un entre
ou sort de la famille, les comptes sont à refaire.
On se raconte qu’on n’a pas/plus la place
qu’on mérite, qu’on ne reçoit
pas/plus assez par rapport à ce que l’on
donne. Le don n’est jamais là où
on voudrait qu’il soit, la reconnaissance non
plus. Et tout cela nourrit grassement les contentieux,
les règlements de comptes interminables quand
il y a séparations ou successions.
Nicole Prieur décrypte le livre de comptes familiaux,
selon les tranches d’âge et les étapes
de la vie du couple, vaste fourre-tout, dans lequel
chacun calcule selon un processus qui échappe
aux autres. Et elle montre qu’il n’est pas
nécessaire d’avoir réglé
ses comptes familiaux pour pouvoir devenir soi et s’accomplir.
|