En
comparant nos deux approches, Violaine Godart et moi-même
allons tenter de mettre en évidence les différences
et les éventuels points communs de la médiation
et de la thérapie d’enfant. Apparaîtra très
rapidement l’idée que la question de la place de
l’enfant en médiation ou en thérapie ne se
pose pas seulement en termes de présence ou d’absence
de l’enfant au cours des séances. Absent, il peut
peser de tout son poids aussi bien en médiation qu’en
thérapie familiale par exemple. Présent en thérapie,
on peut travailler avec lui sous divers angles. Cette question
en fait renvoie inéluctablement aux positions épistémologiques
de chacun, et vient interroger les fondements même, souvent
implicites de nos pratiques, elle met, pour le moins en évidence,
la nécessité de les clarifier.
L’enfant
en thérapie
S.
Lebovici disait« Le jour où je ne pourrai plus me
mettre à 4 pattes sur le tapis, il faudra que j’arrête
ce métier.» En campant le décor d’une
thérapie d’enfant, d’emblée on perçoit
sa spécificité. Cette thérapie ne ressemble
ni à une médiation, ni même à une autre
forme de thérapie d’adulte, ou familiale…
En effet, en général, le lieu de travail privilégié
de ces thérapies: le tapis, l’activité essentielle
: le jeu, le dessin ; les outils quotidiens : la pâte à
modeler, les feutres, la peinture. Dans ce contexte ludique, que
cherche à travailler le thérapeute. Selon son orientation,
il interviendra différemment.
- Approche psychanalytique. On travaillera davantage l’intrapsychique,
les pulsions, le nœud oedipien. On analysera le transfert,
on interprètera les dessins comme une expression du refoulé.
Le but : lever les stases du développement psychodynamique
de l’enfant, le remettre en mouvement.
- Approche systémique, on reçoit l’enfant
avec sa famille, et on analyse la fonction du symptôme dans
le système. Le but : transformer les jeux relationnels,
en analysant les mandats transgénérationnels, les
loyautés implicites….
- Approche Winnicottienne. On travaillera sur les ressources de
l’enfant et de son contexte, puisqu’il y a interface
entre l’intrapsychique et l’interrelationnel. Le but
accroître l’aire transitionnelle, c'est-à-dire
l’aider à développer sa créativité,
notamment en favorisant le jeu. Cette approche rejoint tout à
fait ma position de philosophe qui prend en compte l’individu
le plus possible dans sa globalité, comme une psyché
incorporée, ou comme un corps pensant.
Cet enfant, que l’on peut donc aider en choisissant tel
ou tel axe thérapeutique, est accueilli encore autrement
en médiation. Les différences existent qu’il
est important de respecter de manière à ne pas confondre
ni les contextes, ni les enjeux, ni les objectifs. Il s’agit
alors d’être au clair avec nos positions, postures,
limites, de manière à ne pas rajouter notre propre
confusion à des situations déjà bien confuses
et confusionnantes.
D’inspiration
winnicottienne, je ne me prive pas d’un regard et d’une
lecture systémique, même si je reçois l’enfant
individuellement. On ne peut pas travailler avec un enfant en
ignorant les jeux relationnels dans lequel il est impliqué
et sans mesurer la fragilité du système familial,
sa mobilité, ses résistances. Travailler avec un
enfant, c’est toujours travailler peu ou prou avec la famille.
Toutefois, c’est vraiment la subjectivité de l’enfant
qui est ma préoccupation première. Dans la mesure
où elle se construit dans l’intersubjectivité,
elle est interdépendante des modalités interactionnelles
de la famille, j’essaie d’en tenir compte. Mais ce
que je vise : le renfort de l’individuation qui permettra
à l’enfant ensuite de réguler sa distance,
ses loyautés, de trouver si possible une place et une fonction
au sein de la famille moins pathogènes.
Une
lecture systémique, ou même psychanalytique de l’enfant
et de sa famille ne me font pas perdre de vue mon orientation
thérapeutique, mes choix épistémologiques
centrés avant tout sur la mobilisation des ressources de
l’enfant et la conviction qu’il est tout à
fait capable de se situer le plus justement possible pour lui
dans ses relations familiales, aussi complexes soient elles, à
partir du moment où on lui donne la possibilité
de croire en lui et en la force de sa singularité.
Je travaille dans la perspective de changer la relation de l’enfant
à lui-même, sa propre représentation, changement
qui évidemment aura des répercussions sur le système,
et pas l’inverse, comme cela se passe en thérapie
familiale. Même si au cours d’une thérapie
je peux être amenée à « soutenir »
le système dans ce changement, c’est toujours l’enfant
qui restera mon interlocuteur privilégié. Il reste
le centre de la thérapie.
Mes
axes thérapeutiques
-
Le travail de différenciation. Plusieurs niveaux
de différenciation sont à prendre en compte :
1-
différence avec ses parents : que l’enfant s’autorise
à être différent de ses parents, afin d’éviter
la confusion/fusion identitaire. Le sortir autant que faire se
peut du « tu seras timide comme moi, mon fils.. »
2- différence avec l’enfant idéalisé,
rêvé, que les parents attendent, projettent. Qu’il
ne se disqualifie pas s’il n’est pas l’enfant
parfait de papa, maman, grands parents….
3- différence générationnelle / situer l’enfant
à sa place d’enfant, le libérer d’avoir
à « porter » un parent, le libérer de
certaines missions inconscientes( sauver, protéger, consoler
un parent…)/ le libérer de certaines loyautés
invisibles /inviter quand c’est possible les parents à
prendre leur place de parents.
-Le
travail sur l’individuation de l’enfant, le renforcement
de ses frontières psychiques, ses frontières corporelles.
Développer son monde intérieur, son imaginaire.
Travailler sa re-narcissisation, le restaurer dans son estime
de soi, sa confiance en soi. L’aider à construire
son propre récit de l’histoire familiale, l’autoriser
à avoir sa propre représentation des figures parentales
et de l’histoire du couple. Accompagner un changement de
représentation.
-
L’élaboration de ses angoisses et de ses questionnements
existentiels. La thérapie est un lieu d’échanges
sur toutes ses questions sur la vie, la mort, les origines, la
maladie, la justice…
- Redéfinir la place et la fonction de l’enfant
dans sa famille. Tout ce travail permet à l’enfant
d’être moins impliqué dans les jeux relationnels
de la famille, conflits, alliances….travailler l’autonomie.
- Travail sur les rivalités fraternelles
Outils
thérapeutiques
-
le jeu : « c’est en jouant et seulement en
jouant que l’individu , enfant ou adulte , est capable d’être
créatif et d’utiliser sa personnalité toute
entière ; et c’est seulement en étant créatif
que l’individu découvre son soi. De là , on
peut conclure que c’est seulement en jouant que la communication
est possible »( « Jeu et réalité »
Winnicott)
Le jeu permet l’émergence du « je » parce
qu’il se situe dans l’aire transitionnelle, appelé
aussi espace potentiel, qui se trouve être le lieu de rencontre
avec l’Autre.
Dans le jeu, il y a une forte mobilisation du corps. Ce qui permet
à l’enfant d’investir, d’habiter l’espace,
d’y trouver Sa place. Il retrouve une mobilité à
l’intérieur de son espace, il construit son espace
intérieur en même temps qu’il habite l’espace
offert.
Par le jeu, l’enfant s’éprouve comme vivant.
Tout en stimulant sa créativité, le jeu aide l’enfant
à mobilise sa capacité de reconfigurer le monde.
-
le secret. Il s’agit d’un « pacte officiel
» avec l’enfant, énoncé devant les parents
lors de la première séance quand je les reçois
ensemble. « Ce que nous nous disons ici, ce que nous faisons,
c’est un secret entre toi et moi, tu pourras toi-même
raconter ce que tu veux à tes parents,mais moi je ne parlerai
de rien, sans qu’on en ait discuté auparavant avec
toi. Par exemple, tes dessins resteront ici, et on ne les montrera
pas aux parents, c’est ton affaire à toi….
»
C’est un véritable outil d’individuation. L’enfant
apprend à définir ce qui est à lui, en propre,
ce qu’il peut partager, avec qui partager telle ou telle
chose.
-
Instituer un nouveau pattern relationnel avec l’enfant.
Il s’agit de permettre à l’enfant de vivre
une nouvelle forme de relation, ne pas le laisser répéter
avec moi ce qu’il vit avec sa mère, son père.
Assurer une présence « totale et légère
» entendre les ressources de l’enfant, pressentir
sa singularité. Tout en entendant les conflits internes
de l’enfant, tout en le rejoignant au plus prés de
sa souffrance, tout en me laissant tomber dans le chaudron familial,
je suis avant tout dans l’attente d’un changement
à advenir. Je suis moi même en relation avec son
potentiel, cette matière informelle, encore impalpable
, présente en lui et qui me traverse
« C’est en nous que prend forme la singularité
de l’autre. Le thérapeute est celui qui s’émerveille
par anticipation devant quelqu’un au bord d’une nouvelle
vision du monde, devant une autre manière de vivre.
Par notre présence totale, il s’agit de laisser venir
à nous la globalité du patient jusqu’à
rencontrer une singularité qui excède les similitudes.
Tant qu’une famille est capable de nous fournir des confirmations
de notre science, c’est que nous n’avons pas encore
commencé à l’observer. La tâche est
accomplie quand on ne parvient plus à faire entrer cette
famille dans nos catégories connues. » F.Roustang
Position
du thérapeute
-
Jouer Pour Winnicott un thérapeute qui ne joue pas
avec l’enfant n’est pas fait pour ce métier.
Il s’agit de jouer mais Winnicott est très clair,
pour lui, il s’agit avant tout de se perdre dans le chaos,
d’y plonger. Le jeu devient thérapeutique, nous dit-il,
quand le clinicien est « capable d’entendre le chaos
initial du patient . » Mais l’entendre surtout «
sans avoir besoin de cohérer ce non sens ». «
Le patient peut alors se rassembler, et exister comme unité
et non plus défense contre l’angoisse » ; sinon
le patient « aura manquer une occasion de se reposer, de
ce type de repos d’où émerge la créativité.
»
-
Garder sa liberté. Afin de respecter la liberté
de l’enfant, il me semble essentiel de ne rien vouloir pour
l’enfant, de ne pas avoir, non plus, de dessein pour la
famille. C’est peut-être là que se situe la
frontière entre thérapie individuelle d’enfant
et thérapie familiale. En tant que thérapeute d’enfant,
je ne dois rien vouloir comme changement pour la famille. Je dois
seulement donner à l’enfant la possibilité
de trouver lui-même Sa place. Sinon je me substitue à
la responsabilité de l’enfant, je le prive de sa
propre liberté.
Mais pour respecter la liberté de l’enfant, rien
de tel que de garder ma propre liberté. Les parents, l’école
ont des attentes énormes, et paradoxales. « Cet enfant
est insupportable, il est triste, en difficulté…
faites en un enfant parfait, ou presque, qui file doux…
mais surtout ne nous demandez pas de changer nous-mêmes
quoique ce soit. » Toute la question, c’est de savoir
comment garder sa liberté face à ces demandes écrasantes
et impossibles.
En ayant à l’esprit ce que dit F.Roustang «
Sa guérison n’est pas mon affaire, mais la sienne
propre » Je suis là pour aider l’enfant à
mobiliser ses ressources mais c’est lui seul qui sait, compte
tenu de la complexité de sa famille, quel changement il
peut mettre en place, quelle nouvelle place il peut investir.
Il est clair que je ne peux rien décider pour lui.
Les
limites de la thérapie individuelle.
-
dans une situation de séparation, il est nécessaire
d’avoir l’accord des deux parents, ce qui n’est
pas toujours possible. Sinon, le thérapeute risque d’être
instrumentalisé, « récupéré
», ce qui peut placer l’enfant dans des conflits de
loyautés difficiles. Je peux être amenée à
préconiser alors une médiation.
- quand le système est trop rigide, pathologique et qu’il
ne peut « lâcher » l’enfant/symptôme.
Je peux recommander une thérapie familiale, éventuellement
en double prise en charge avec la thérapie d’enfant.
Finalement, il me semble que les différences les
plus radicales, entre l’enfant en médiation et l’enfant
en thérapie, se situent sur le plan des orientations, positions
espistémologiques.
Le point commun qui peut se dégager, c’est l’éthique,
le souci du respect des besoins de l’enfant, c'est-à-dire
une interrogation permanente sur nos postures et nos choix.
La
place de l’enfant en médiation familiale
Tout
en écoutant Nicole, ma réflexion et mes pensées
viennent encore de bouger…
Aussi je viens aujourd’hui vous dire où j’en
suis de mes constats en tant que médiatrice familiale,
en ce temps T, et il se peut qu’à la sortie de ce
très beau lieu qui nous accueille, ils aient encore évolué
sous l’influence de vos questionnements…
Cette remarque m’amène à vous préciser
que j’exerce le métier de médiatrice familiale
au CECCOF (Centre d’Etudes Cliniques des Communications
Familiales – Paris 11ème), et seulement au CECCOF,
n’étant thérapeute familiale qu’en libéral.
Mon approche théorique de référence est l’approche
systémique.
Si ,pour aborder la question du travail avec les enfants en médiation
familiale, je m’en réfère à ce que
vient de dire Nicole, mon chemin dans ce domaine est beaucoup
plus tracé.
Voici donc le factuel de mon expérience.
Quand est ce que la question de la présence de l’enfant
se pose dans ma pratique ?
Il
s’agira par exemple d’une séparation conjugale
ancienne ou un conflit de couple persistant mêlé
à une rupture de lien avec l’un des parents à
la pré adolescence ou adolescence de l’un des enfants.
Il
peut s’agir aussi d’un adolescent qui demande à
être entendu sur la question du droit de visite mais en
général, là encore, un conflit parental existe
implicitement.
Enfin
dans l’hypothèse où des parents sont d’accord
pour solliciter sa présence dans un contexte de recueil
d’information (identique à celui du 1er entretien
dans le processus de médiation)
Je
dois d’entrée de jeu préciser que dans l’institution
dans laquelle j’interviens, où il existe des consultations
de thérapie familiale, le cadre nécessaire pour
l’intervention du médiateur est strict : une séparation
des parents est indispensable sinon il s’agira d’une
thérapie familiale.
Quelle
légitimité je me donne en tant que médiatrice
dans ce questionnement autour de la présence de l’enfant
?
Tout d’abord je reste encore convaincue que le préalable
est toujours de travailler à apaiser le conflit du conjugal
pour « libérer » un enfant du conflit de loyautés
ou du clivage dans lequel il se situe.
Si au moment où je vois les parents, cela apparaît
comme impossible, dois- je considérer qu’il n’y
a rien à faire pour le médiateur qu’à
laisser l’enfant pris dans les rets de ce filet ?
Conceptuellement, je ne crois pas.
Tout d’abord la juriste que j’ai été
et que je suis encore reprend la définition du conseil
consultatif de la médiation familiale : « La médiation
familiale est un processus de construction ou de reconstruction
du lien familial axé sur l’autonomie et la responsabilité
des personnes concernées par des situations de rupture
ou de séparation dans lequel un tiers impartial, indépendant,
qualifié et sans pouvoir de décision, le médiateur
familial, favorise, à travers l’organisation d’entretiens
confidentiels, leur communication, la gestion de leur conflit
dans le domaine familial entendu dans sa diversité et dans
son évolution. »
Qui
dit rupture peut entendre rupture de communication dans un lien
même celui d’un enfant avec son parent.
Ensuite
il me semble que le travail de médiation familiale s’apparente
à un travail conjugal autour des loyautés et des
trahisons.
Que
Nicole ait travaillé ces questions là n’est
sans doute pas anodin dans mes réflexions d’aujourd’hui
autour de notre intervention commune.
La
médiatrice que je suis a ces références en
tête quand elle travaille.
Or
si j’ai à recevoir des enfants et des parents dans
ma pratique, il n’est évidemment question que de
cela dans la rupture de relation entre 2 êtres dont l’un
pour survivre a choisi un parent plus qu’un autre.
Les
fondements de mes interventions ne s’en trouvent pas choqués
et je suis à l’aise dans ce que je sais faire.
De
plus si ma pratique de thérapeute m’apporte des savoirs
et des savoirs faire qui ont leur importance dans ma tranquillité,
cette complémentarité m’a aidée à
cerner que je ne suis pas assise de la même façon.
Les
limites me sont assez perceptibles et mon intervention plus cadrée
en médiation.
Concrètement,
comment se fait le travail du médiateur en présence
d’un enfant ?
Il
est focalisé autour de la création d’un lien
ou de la restauration de ce lien en utilisant la loyauté
comme point d’appui, avec des outils pour viser la différenciation
et l’autonomie tels que par exemple le génogramme
pour rétablir symboliquement les 2 lignées et un
questionnement projectif.
Par
rapport au processus de médiation familial, il se fait
essentiellement dans le cadre de la phase d’intercommunication
propre à la médiation, pour ensuite reprendre la
négociation avec les parents.
Ce
qui me permet à mon sens de poser les points communs et
les différences avec la thérapie d’enfant.
Quant aux différences avec la thérapie d’enfant
:
La durée de la médiation est elle cadrée
dans un nombre réduit de séances.
Le cadre d’intervention je le répète est strict,
c’est celui d’une séparation parentale.
Enfin il y a un contexte de conflit qui entraîne alliance
et coalition, et clivage.
En tant que médiatrice, la parentalité, la complémentarité
compréhension et autorité, voire l’éducatif
sont des concepts qui sont en jeu dans les entretiens même
si le médiateur respecte sa posture de non conseil.
Enfin, l’analyse systémique comme grille de lecture
de la famille.
S’agissant des points communs avec la thérapie d’enfant,
j’utilise les mêmes concepts tels que ceux de loyauté,
d’origine, de lignée, de trahison et de différenciation.
Ceci
précisé, les limites de ce travail que je perçois
tiennent comme dans le travail autour du conjugal à un
conflit très enkysté notamment quand l’histoire
de la famille a rencontré la justice au pénal.
Enfin si les droits et les devoirs de l’enfant me légitiment
aussi dans la prise en compte de ses intérêts directement
en médiation, il y a constamment à rappeler le cadre
de l’autorité parentale pour canaliser la tentation
de ce que certains auteurs nomment le « terrorisme infantile
».
Et c’est d’ailleurs au départ de cette réflexion
qu’aujourd’hui j’ai repensé ma pratique.
Je poursuis les médiations familiales en n’excluant
pas la présence de l’enfant.
Mais alors que j’ai privilégié dans mes entretiens
les rendez vous entre enfant et parent en rupture de lien, je
travaille plus maintenant dans une souplesse au niveau des intervenants,
ce qui me permet d’éviter plus sûrement un
risque d’escalade symétrique dans le processus lui-même,
et le lien parent proche et enfant.
En clair, l’axe est de travailler plus aujourd’hui
avec le parent élu par l’enfant plus qu’avec
celui qui est rejeté, contrairement à ma pratique
de départ potentiellement plus dangereuse pour ma posture
de tiers, ce qui met aussi l’élu moins en danger
et l’enfant moins en loyauté.
Il s’agit bien sûr toujours d’une élaboration
autour de ce concept pour permettre au parent choisi d’autoriser
à l’enfant une trahison.
L’enfant est alors replacé dans la hiérarchie
familiale ce qui met moins à mal l’exigence d’égalité
des médiants exigée par la déontologie.
Pour conclure je dirai que si le métier de médiateur
familial que j’enseigne en tant que formatrice est ancré
dans la créativité, ce que je viens de dire va sûrement
évoluer dans les mois à venir !