:::Paroles de psy: site de Nicole Prieur::: Accueil
menu


Pour me contacter:
nprieur@parolesdepsy.com

 

Mes livres, mes DVD ...

Petits règlements de compte en famille
Edition Albin Michel 2009

On a beau dire qu’« en amour on ne compte pas », les liens affectifs se tissent autour de dons, dettes, loyautés, difficiles à équilibrer entre ceux qui donnent beaucoup, ceux pour qui tout est dû, et ceux qui ne veulent rien devoir à personne. Comment cependant instituer plus de justice dans les relations ?
Si les comptes familiaux sont inéluctables, ils sont également impossibles car ce qui circule n’est pas quantifiable. Il s’agit d’affectif, de symbolique, de regards, d’attention, des données impalpables… et tout cela nourrit grassement les contentieux, les règlements de comptes interminables en cas de séparation ou succession.
Nicole Prieur décode le fonctionnement de notre calculette inconsciente et décrypte le livre de compte familial, selon les tranches d’âge et les étapes de la vie. Mais elle démontre surtout qu’il n’est pas nécessaire d’avoir réglé ses comptes familiaux pour pouvoir devenir soi et s’accomplir.

Lire l'article paru dans le quotidien "Le Monde", ici.


Présentation du livre: interview de Nicole Prieur

Qu’est ce qui vous a donné envie d’écrire un livre sur les petits règlements de compte en famille ?
Tout simplement parce qu’ils existent ! Il suffit d’observer un repas ou une fête de famille. Au quotidien, ils se manifestent à travers des petites phrases qui ne sont pas si anodines que cela. Quand un enfant demande « Je compte pour des prunes ou quoi ? » ; quand un ado s’écrie « moi, j’veux plus rien devoir à personne » ; quand un frère, une sœur se plaint « c’est pas juste ! » ; quand un homme, une femme estime que « c’est toujours le même qui donne. » ce sont des tentatives pour établir une balance des comptes plus justes. Les règlements de compte ne sont pas nécessairement sanglants, il est important de faire une différence entre les « petits » règlements de compte qui sont un appel à plus de justice; et les « grands » règlements de compte, plus douloureux, plus radicaux, auxquels on arrive quand les « petits » ne sont pas entendus.

Les petits règlements de compte peuvent –ils améliorer la vie de famille, la vie de couple ?
Oui ! bien, sur, ils peuvent introduire plus de justice dans les relations, et une plus grande reconnaissance mutuelle. En effet, qu’est ce qu’on demande à travers eux ? C’est à sa juste valeur qu’on a envie d’être reconnu dans sa famille et dans son couple. «Est-ce que je compte pour toi ? » Ils expriment aussi le désir et le besoin de chacun de vivre dans la confiance : « Est ce que je peux compter sur toi ?», et dans le respect : « j’aimerai que tu comptes avec moi ». Les règlements de compte sont de véritables régulateurs du lien. Ils permettent les « ajustements », « accordages » réciproques, nécessaires pour que chacun se sente en sécurité dans son couple ou sa famille.

Vous mettez en évidence que contrairement à des idées reçues, on compte dans les familles. A-t-on vraiment une calculette inconsciente, et à partir de quel âge ?
En effet, contrairement aux idées reçues, quand on aime, tout compte. Loin de s’opposer à l’amour, les comptes y sont intimement liés. Plus les liens sont forts, plus on tient compte du moindre regard, du moindre geste. Ils ne sont pas forcément volontaires, ni tout à fait conscients, ils restent même souvent incognitos, ils sont comme les passagers clandestins des relations intimes. Quand notre cœur a mal, le corps n’oublie ni les frustrations, ni les humiliations. Les comptes restent lovés au plus profonds de nous, et bien entendu ce qui nous a manqué, ce qui est perdu, ce qui vient en négatif pèse très, très lourd dans la balance.
En fait, dés son plus jeune âge l’enfant enregistre dans sa calculette inconsciente ce qu’il reçoit et encore plus ce qu’il ne reçoit pas, et à l’adolescence s’ouvre, alors, la saison des règlements de compte ! Décoder comment cela fonctionne peut aider les familles à traverser ces tempêtes.

Est-ce qu’on compte de la même manière dans l’intimité et dans le domaine économique ? En famille ou en couple l’argent et l’amour font-ils bon ménage ?
Non, ce qui caractérise les comptes familiaux, c’est qu’ils sont infaisables. On compte mais on ne peut rien vraiment calculer. Ce qui circule dans une famille, c’est de l’amour, de la tendresse, des attentions, ce n’est ni quantifiable ni mesurable. Nous recevons bien plus de choses que nous ne l’imaginons, nous ne rendons pas forcément à ceux qui nous ont donné. Dettes et dons circulent massivement sans pouvoir jamais s’équilibrer, nous ne serons vraiment jamais quitte. Les règlements de compte peuvent être un moyen pour accéder -néanmoins- à plus d’équité.
Dans le domaine économique, les échanges sont anonymes, impersonnels, sans affects, ils sont limités au temps de la transaction. Grâce à la circulation de la monnaie qui objectivise la valeur des objets qui circulent, on peut n’avoir aucune dette, et devenir rapidement quitte.
Dans une famille, l’argent qui circule est toujours plus ou moins chargé affectivement. Les objets portent toujours plus ou moins une partie de soi, les échanges économiques se colorent inévitablement d’une dimension symbolique. Alors comment penser qu’une dette morale, qu’une blessure affective puisse être « compensée » par une somme d’argent ?
Décoder les différents niveaux de comptes qui s’entremêlent dans un couple, famille et fratrie, permet d’éviter un certain nombre de confusions entravantes.

N’est ce pas choquant de parler de dettes entre parents et enfants ?
Pourquoi serait-ce choquant ? Un enfant vient au monde parce qu’il a reçu la vie, il ne peut grandir que parce que lui sont transmis un certain nombre de choses. Et ces dons génèrent des dettes. Tout sujet humain est en dette envers les parents, les générations précédentes, le reconnaître nous situe comme sujet historique, dans l’appartenance d’une histoire. Nous ne venons pas de nulle part, le monde ne s’est pas créé en même temps que nous. Il me semble que c’est un devoir que de reconnaître tout ce que nous devons aux générations précédentes. On grandit, quand on arrive à se demander « De quoi suis-je redevable ? » « Que faire de ces dettes ? » « Que transmettre à mon tour ? » On devient adulte, quand on quitte la position adolescente qui consiste à considérer que tout nous est dû.
Analyser comment la question des comptes se pose différemment à chaque âge de la vie, de la naissance à la mort, à chaque grande étape de la vie familiale, arrivée d’un enfant, départ, séparation … donne des clefs pour mieux comprendre la structure profonde des liens familiaux.

A-t-on toujours quelque chose à donner et à transmettre ?
Bien sur, mais on ne peut jamais savoir au juste ce que l’on transmet, qui va se saisir de ce que l’on donne, ni comment ce qui fut donné sera transformé. On transmet aussi bien de l’amour, de la tendresse, que nos angoisses, nos peurs, notre vision du monde, on transmet du pire et du meilleur, c’est avec cela que les enfants vont devoir grandir. Les transmissions sont souvent inconscientes.

Les héritages sont-ils des cadeaux ou des fardeaux ?
Sans doute un peu des deux! Car recevoir un héritage que ce soit un simple objet ou des biens plus conséquents c’est toujours recevoir une partie du parent défunt. L’aspect symbolique prime souvent sur l’aspect purement financier de l’héritage. Il peut être perçu comme une confirmation de la place que l’on avait auprès des parents. « Ce que l’on m’a attribué ne correspond pas à ce que j’attendais. Mes parents ne m’ont jamais compris» Un héritage même égalitaire peut être considéré comme « seulement »égalitaire. C’est autour des messages qu’on a l’impression de recevoir post mortem de la part des parents, que les querelles dans une fratrie risquent de s’envenimer et de ronger les liens.
Cependant, hériter en se respectant, c’est tout à fait possible…. Une fois qu’on a découvert qu’on peut s’aimer, s’entendre même quand les comptes ne sont pas réglés comme on voudrait qu’ils le soient !

A quel moment l’argent et les comptes peuvent ils être dévastateurs dans une famille ou dans un couple ?
La question est intéressante, car de nos jours, même si on ne le reconnaît pas toujours, la place de l’économique dans une famille et dans un couple est de plus en plus prépondérante. Les relations se tissent au croisement de liens de sang, des liens de cœur, et des liens d’argent. Plutôt que de les opposer, il me semble urgent de penser leur articulation. L’argent peut être dévastateur quand on en fait un instrument de vengeance, de pouvoir, voire d’emprise. Cette question se pose au quotidien, entre les adolescents et leurs parents, au sein d’un couple, c’est ici que les petits règlements de comptes peuvent éviter les dérives, les abus, en tant qu’ils sont un appel pour changer ce qui n’est pas satisfaisant pour l’un ou l’autre.
Au moment des séparations, il est important pour ne pas s’embourber, de ne pas se tromper de compte. Il est indispensable de ne pas confondre la logique économique et la logique affective. Dans les relations où l’amour a circulé, on ne peut pas être quitte, la balance ne pourra jamais s’équilibrer entre une femme qui a renoncé à une carrière professionnelle et une indemnité financière aussi importante soit-elle. Pour ne pas entraver l’avenir, à un moment donner, il faut accepter que certaines dettes ne puissent être liquidées. S’entêter dans les contentieux ne fait qu’accroître la souffrance.


*****

 

Amour, famille et trahisons.
Se détacher pour mieux s'aimer.
Edition Marabout 2007

Serons-nous tous trahis ou traîtres dans notre vie familiale, notre couple ou nos relations professionnelles?

Oui, la trahison fait partie de notre vie, elle est même indispensable à notre individualité.

Oui, la première expérience de la trahison est celle de l'enfant face aux parents, elle est même la seule issue possible. Et cette expérience fondamentale résonne comme un écho dans toutes les situations de l'existence.

Mêlant psychologie, mythologie et situations de la vie quotidienne, Nicole Prieur renverse nos habitudes de pensée. Elle propose une perspective neuve qui peut nous permettre de vivre autrement notre relation aux autres.

Prix éditeur: EUR 5,90



*****

 

Raconte-moi d'où je viens...
Les nouvelles questions sur les origines

Edition Bayard 2007

"Ca commence où l'origine?", "Où j'étais, quand j'étais pas né?", "J'ai pas demandé à naître!". Des innombrables questions sur les dinosaures et le grand univers aux remises en cause adolescentes, les origines passionnent nos enfants. A travers elles, ils interrogent leur propre filiation.
Comment répondre à leurs demandes? Comment penser l'orgine quand l'homoparentalité, les familles monoparentales ou recomposées, la procréation médicalement assistée, les adoptions bouleversent nos représentations traditionnelles?
Forte de son expérience de psychothérapeute et loin des discours nostalgiques, Nicole Prieur se réjouit de cette liberté nouvelle. Tout en soulignant les écueils à éviter, elle pose les conditions d'un véritable dialogue, au sein de la famille comme de la société, pour ne pas perdre le fil de nos origines.

Prix éditeur: EUR 19,80

 



*****

 

Arrêtez de vous disputer!
Faut-il se mêler des conflits des enfants?
co-auteure: Isabelle Gravillon - Edition Albin Michel 2005

Il est souvent difficile pour les parents de voir leurs enfants se disputer, comme si cela révélait un échec éducatif grave! Pourtant, rien de plus normal... Dans les relations fraternelles, des moments de complicité et d'amour alternent avec des périodes de rivalité et de haine. Il faut accepter les bagarres, qui sont indispensables pour que les enfants grandissent et s'affirment.

Ce livre aide les parents à prendre du recul et répond à leurs interrogations:

  • Qu'est-ce qui déclenche les disputes?
  • Pourquoi faut-il en passer par là?
  • Qu'apportent-elles aux enfants?
  • Pourquoi vous sont-elles insupportables?
  • Comment éviter de susciter la jalousie entre les enfants?
  • Faut-il intervenir quand ils se battent?
  • Comment? ...

Prix éditeur: EUR 8,00

 

 


*****

 

Grandir avec ses enfants.
Comment vivre l'aventure parentale?
Edition Marabout 2007

Il faut comprendre et dépasser nos inquiétudes pour aider nos enfants à grandir.

Etre inquiet pour ses enfants, c'est normal. se libérer de l'héritage de notre propre éducation n'est pas toujours facile, et n'est pas une simple question de volonté. De même, il faut se préparer à leur autonomie et comprendre que les crises sont nécessaires à l'élaboration de cette liberté nouvelle.

C'est ce jeu de paradoxes que nous explique Nicole Prieur, à partir de situations concrètes, afin de dédramatiser et prendre du recul sur sa propre famille.

Prix éditeur: EUR 5,90

 


*****

 

Adolescents - Parents:
des rendez-vous manqués?

Edition Casterman 1979

Surprenantes période que celle de l'adolescence: pour les adolescents eux-mêmes, pour beaucoup de leurs parents, désorientés, inquiets, renvoyés à leur propre adolescence.

Nous avons voulu donner ici la parole aux uns comme aux autres, monter un petit bout de ce que vit et ressent chacune des parties concernées. Tant mieux si cela donne envie d'en discuter ensemble et permet de découvrir que chacun peut guider et être guidé, que chacun a droit à l'erreur. Que surtout, chacun a le droit d'être soi-même.

Un droit que l'on peut découvrir et prendre à tout âge.

Ouvrage épuisé.


*****

 

Liens de coeur, liens de sang
Une production ANTHEA, collection Parole Donnée

Nicole Prieur interviewée par B. Prieur, directeur du CECCOF et expert près de la Cour d'appel de Paris.

La question des liens de coeur et des liens de sang s'est toujours posée dans les familles. Les mythes comme "Roméo & Juliette", le théâtre comme "Le Cid" nous rendent témoins des conflits de loyauté codifiés par une morale intransigeante. Longtemps le sang l'emportait sur le coeur.

Aujourd'hui, les nouvelles formes de parentalité réactualisent cette question.
En devenant prévalents dans les familles, les liens de coeur conduisent à assouplir et élargir la référence à l'origine.
Quelque soit la forme des structures familiales, c'est dans l'intersubjectivité que se construisent ces nouveaux liens

 

 

en vente sur le site de ANTHEA

Voir extraits du DVD:

 

Librairie LIPSY FNAC