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Petits règlements de compte en famille sur TV Carcassonne

interview réalisée le 14 mars 2014 lors de la conférence organisée par l’Union Départementale des Associations Familiales de l’Aude autour de mon livre Petits règlements de compte en famille :


Petits règlements de comptes en famille, à lire… par TVcarcassonne

Quand l’amour fait mal : colloque 2013 du Ceccof

Les 29 & 30 novembre 2013 s’est tenu le Colloque annuel du Ceccof sur le thème : « Quand l’amour fait mal ».

Retrouvez des extraits audio des interventions suivantes :

– Nicole Prieur : Le désamour des adolescents

– table ronde avec Serge Hefez, Françoise Rougeul, Jean-Michel HAVET & Nicole Prieur : Pourquoi l’amour fait mal en famille ?

– François Jullien : L’intime à l’encontre de l’amour

– Bernard Prieur : De l’amour en couple à l’amour en famille

– Serge Hefez : Quand l’amour fait mal

Trouver la bonne distance entre les générations

Article paru dans La Croix du 7 novembre 2012

vignette-LaCroix-071112 (cliquer sur l’image pour lire l’article)

Les amis, piliers de la famille

Article paru dans La Croix du 8 février 2012

(cliquer sur l’image pour lire l’article en PDF)

 

Noël en famille : un moment idéal pour se questionner ?

Article paru dans le magazine Psychologies de décembre 2011

article paru dans le magazine Psychologies du 1er décembre 2011

Certains d’entre nous appréhendent Noël. Pourquoi ? Parce que tout est plus compliqué qu’un simple dîner de famille. Et si nous profitions justement de cette période pour faire le point sur nos relations et pour évoluer… enfin !

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Famille : « La question de l’argent reste taboue »

Article paru dans le quotidien Le Monde du 18 octobre 2009

En amour, on ne compte pas. Vraiment ? Nicole Prieur, psychothérapeute de formation philosophique, pense, au contraire, dans un livre qui vient de paraître, Petits règlements de comptes en famille, que les différends sont inévitables à l’intérieur de la famille, du couple, de la fratrie. Quand l’affectif et l’argent s’emmêlent, les contentieux surgissent.

Pourquoi vous êtes-vous intéressée à la problématique des règlements de comptes familiaux ?

D’abord, parce qu’elle est très présente dans ma pratique clinique. Mes patients souffrent de contentieux familiaux qui n’ont pas été réglés. Ils peuvent éprouver pendant des années un fort sentiment d’injustice et, dans le même temps, se sentir coupables d’en vouloir à leurs parents, à leur fratrie. Ils restent figés dans une position d’enfant. Tout mon travail consiste à faire en sorte que ces personnes puissent accepter que cette reconnaissance qu’ils estiment ne pas avoir eue n’adviendra pas. C’est ce que j’appelle solder les comptes.
Ensuite, parce que la question de l’argent dans la famille et dans le couple reste taboue. Je reçois des patients pour qui il est plus difficile de parler de la manière dont l’argent est géré dans le couple que de leur sexualité. On est encore soumis à l’idéologie selon laquelle « en amour, on ne compte pas ». Or plus on pose comme antagonistes argent et amour, moins on se donne les moyens de penser l’articulation entre sentiments moraux et intérêts financiers. On mélange tout.

Que risque le couple à ne pas parler d’argent ?

Il risque de s’installer dans un malentendu. La manière dont on pense l’argent dans le couple est très liée à sa famille d’origine. Il faut savoir s’en rendre compte pour s’en affranchir. J’ai reçu une jeune mariée. Elle se disait malheureuse car elle considérait son mari comme mesquin. A bien y regarder, cet homme apparaissait juste attentif aux dépenses. Mais cette jeune femme n’avait pas remis en cause les valeurs transmises par sa famille d’origine.
En cas de séparation, les couples risquent de mélanger logique marchande et règlements de comptes affectifs : « Il ne m’a jamais comprise, il va le payer. » L’argent ne peut pas réparer la souffrance de la séparation. On ne peut pas s’en sortir de cette façon.

En quoi les fêtes de famille sont-elles propices au réveil des contentieux familiaux ?

Les fêtes de famille réveillent en nous les différentes facettes de nos identités : on est à la fois enfant, petite-fille, femme, mère… Toutes ces dimensions sont sollicitées, ce qui crée en nous des conflits de loyauté. Il est très difficile d’harmoniser toutes ces facettes. On ressent une espèce de tumulte, de brouhaha.

Quelle attitude adopter ?

Ce n’est pas tant en parlant avec son père ou sa mère qu’on réglera ses comptes, mais en acceptant l’idée que la reconnaissance n’est pas là où on aurait souhaité qu’elle vienne. Il faut redonner du sens aux manques ressentis, sinon on risque de les subir toute notre vie, reconnaître ce que nos parents nous ont effectivement donné. On se reconstitue ainsi une espèce de filiation psychique positive. On ne se construit pas contre quelqu’un.

Dans cette arithmétique familiale, qu’est-ce qui fonde les liens de la fratrie ?

Les liens fraternels sont très éloignés de l’idéologie de la fraternité. Ils se construisent dans la durée. Il ne suffit pas d’être frères pour être dans le partage. Le frère qui naît, c’est d’abord un gêneur qui nous fait perdre l’exclusivité du regard parental. Cela peut susciter chez l’enfant une angoisse existentielle très forte. Cette peur s’accompagne de désir de destruction d’autant plus difficile à dépasser qu’il génère une lourde culpabilité. Il incombe aux parents d’établir un lien éthique dans la fratrie en posant les limites de ce qui est à l’un et à l’autre. On ne doit pas imposer aux enfants de s’aimer, mais de se respecter.

L’héritage, moment de faire les comptes dans la fratrie, aboutit parfois à des brouilles durables. Que se passe-t-il ?

Les choses dont on hérite ont une autre valeur que leur valeur marchande. Elles sont perçues comme un ultime message post-mortem des parents à chacun de leurs enfants. L’égalité n’a rien à voir là-dedans. Un enfant peut hériter d’un bien de même valeur marchande que celui de son frère et s’estimer lésé. « Tu as hérité de la maison de campagne. Moi de l’appartement à Paris. Cela signifie que tu étais le préféré. »

Les fantasmes destructeurs à l’égard du frère vont resurgir. On va présenter, en quelque sorte, à ses frères et sœurs la facture des dettes qu’on n’a jamais pu solder avec ses parents. L’héritage est ce moment ultime où l’on peut décider d’en finir avec les règlements de comptes, ou, au contraire, choisir de s’enferrer dans ce qu’ils ont de plus sordide, de plus inutile, de plus néfaste.

Propos recueillis par Martine Laronche

Petits règlements de compte en famille

Petits règlements de comptes en famillsOn a beau dire qu’« en amour on ne compte pas », les liens affectifs se tissent autour de dons, dettes, loyautés, difficiles à équilibrer entre ceux qui donnent beaucoup, ceux pour qui tout est dû, et ceux qui ne veulent rien devoir à personne. Comment cependant instituer plus de justice dans les relations ?

Si les comptes familiaux sont inéluctables, ils sont également impossibles car ce qui circule n’est pas quantifiable. Il s’agit d’affectif, de symbolique, de regards, d’attention, des données impalpables… et tout cela nourrit grassement les contentieux, les règlements de comptes interminables en cas de séparation ou succession.

Nicole Prieur décode le fonctionnement de notre calculette inconsciente et décrypte le livre de compte familial, selon les tranches d’âge et les étapes de la vie. Mais elle démontre surtout qu’il n’est pas nécessaire d’avoir réglé ses comptes familiaux pour pouvoir devenir soi et s’accomplir.

Édition Albin Michel, 2009

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Nous nous sommes tant trahis

Amour, famille et trahison

Sommes-nous tous des traîtres en puissance ? Serons-nous tous trahis un jour ? Notre vie familiale, notre couple, nos relations professionnelles sont-ils voués à un lent mais inexorable processus de trahison ? Dans un essai audacieux mais nourri de sa riche expérience de psychothérapeute, Nicole Prieur éclaire les relations humaines d’une lumière inattendue. Oui, la trahison fait partie du tissu même de notre vie, elle est constitutive de notre personnalité. Oui, la première expérience de la trahison est celle de l’enfant face aux parents, elle est même la seule issue possible. Et cette expérience fondamentale résonne comme un écho dans toutes les situations de l’existence, dans la vie amoureuse, professionnelle et même politique. Figure maudite, le traître soulève la réprobation, encourt les pires châtiments. Pourtant, sans lui, l’Histoire ne s’écrit pas. Il est l’inventeur d’une nouvelle légitimité.

Mêlant avec brio psychologie, mythologie et vie quotidienne, Nicole Prieur renverse nos habitudes de pensée. Elle propose une perspective neuve qui peut nous permettre de vivre autrement la famille et la filiation, le couple et la relation sociale.

Édition Denoël, 2004.

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