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Milton Erickson : l’hypnose

Quand Paul Cézanne peint la Sainte Victoire, voici ce qu’il éprouve : « Je respire la virginité du monde. Un sens aigu des couleurs s’empare de moi. Je me sens coloré par tous les tons de l’infini. Dans des moments comme celui-là, je ne fais qu’un avec mon tableau. Nous sommes un chaos iridescent.»
Cela pourrait être une des plus belles définitions de l’hypnose.

Que dit Milton Erickson de l’hypnose ?

« L’hypnose traduit une activation des ressources inconscientes et favorise des intuitions libératrices. Cette activation se produit par un certain état de focalisation sans effort d’attention pendant lequel l’esprit conscient relâche son contrôle. »

Ses fondamentaux

– la vie d’abord
– le but de la thérapie : le changement
– le thérapeute est là pour aider le patient à changer lui-même
– chaque patient est unique : Milton Erickson dit qu’il crée une théorie pour chaque patient
– c’est au thérapeute de s’adapter au patient, pas l’inverse
– c’est le patient qui sait, pas l’inverse : moins le thérapeute intervient dans l’entrée en hypnose, plus la transe est efficace, sans qu’elle ait besoin d’être profonde.

Ses axes thérapeutiques :

– « toujours avoir un but réel dans un futur proche »
– le changement est comme une boule de neige
– Faire confiance à l’inconscient. L’inconscient sait ce que le conscient ne veut pas savoir, et il le sait bien avant.
– Il s’appuie beaucoup sur la notion d’apprentissage. Les apprentissages de base s’enrichissent toute la vie de nouveaux apprentissages. L’hypnose réactive cette potentialité du sujet.

L’hypnose permet ainsi de mobiliser nos ressources insoupçonnées.