les publications que j’ai écrites ou cosignées, à l’attention des professionnels

L’argent dans les familles, quels enjeux relationnels à travers les différents cycles de la vie ?

lire l’article en ligne sur le site de l’UNAF

REALITES FAMILIALES

Se réinventer grâce à l’hypnose

Une nécessité pour notre XXIème siècle

article paru dans la revue Hypnose & thérapies brèves #44 (février-mars-avril 2017)

Hypnose et processus thérapeutique

in La lettre du Psychiatre, décembre 2013

L’hypnose, en tant qu’état modifié de conscience, permet de réactiver la sensorialité, mobilise l’“intelligence” du corps, lieu des premières expériences et des premiers savoirs des nourrissons. De ce fait, elle remet en mouvement le pouvoir de chaque sujet de configurer son monde, ce qui va introduire des changements non seulement au niveau des représentations, mais aussi des manières d’être. Les ressources créatives sont sollicitées au cours de la transe, d’autant mieux lorsque le clinicien accepte avec humilité que c’est le patient qui détient la solution de ses problèmes et la capacité d’aller mieux.

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Confiance et responsabilité, de l’éthique à l’esthétique

Mon intervention au colloque 2012 du Ceccof

« Développez votre étrangeté légitime » disait René Char. Et si le poète avait raison ? Faut-il lui faire confiance ? Inventer notre étrange singularité, est-ce cela la grande responsabilité qui nous engage vis-à-vis des autres autant que de nous-mêmes et du monde ? A travers une brève histoire de la philosophie nous interrogerons ces deux concepts et nous nous demanderons comment les mettre à l’œuvre dans notre pratique professionnelle.

Retrouver le sens philosophique de ces deux concepts

En entendant la juxtaposition de ces deux concepts, il y a de quoi se sentir écrasé par un certain poids moral. Et cela peut surprendre de la part du Ceccof, ce n’est en général pas notre ligne épistémologique que d’évoquer la morale, nous avons plutôt tendance à nous en méfier. L’année dernière, très clairement, avec notre travail sur les mauvais sentiments nous avions dénoncé ce que P. Nora appelle le déchaînement « vertuisme » contemporain. Nous avons démontré le côté pervers de la valorisation à outrance de la bienpensance, de la morale. En effet, il y a une réelle contradiction entre, d’un côté, le triomphe d’une vision moraliste du monde et, de l’autre, la banalisation du mal. Alors cette année avons-nous eu des remords, voulons-nous nous racheter une conscience morale toute neuve ?

En fait, il faut éviter le risque de contre-sens : il y a une différence importante entre le sens commun et le sens philosophique de ces deux notions. En partant à la découverte de leur sens philosophique, nous allons y trouver à la fois bien plus de souplesse et de légèreté que la doxa voudrait y mettre, mais aussi une cohérence intéressante dans la mise en perspective de ces deux notions – confiance et responsabilité.

Je vous propose donc de cheminer à travers le champ philosophique. Une promenade rapide et tout à fait rafraîchissante dans l’histoire de la philosophie ne nous fera pas de mal en ce vendredi matin et nous permettra de faire éclater le sens premier que la doxa impose.

Le sens commun en effet accorde une dimension morale très forte à la responsabilité et à la confiance. Or les philosophes surtout modernes, sont un peu plus cool. Ils vont nous emmener de l’éthique à l’esthétique, en passant par la poésie.

Évidemment, au bout du compte, vous ne saurez plus du tout ce qu’est la confiance ni la responsabilité. Et c’est ainsi que tout ira bien. Un rabbin conseillait « ne demande pas ton chemin à quelqu’un qui le connaît, sinon tu ne pourras pas t’égarer » donc si, chemin faisant, vous vous sentez un peu perdus, c’est que vous êtes vraiment en train de devenir de véritables philosophes.

La responsabilité, de la prudence à la liberté

Pour le sens commun être responsable cela renvoie à la notion de devoirs liés à une position, à une fonction donnée, on l’exerce de manière responsable, nous dit-on, si on respecte nos engagements, et que l’on répond correctement à ce qu’on attend de nous. Pour la doxa donc, la responsabilité est un devoir faire, alors que pour la philosophie ce sera d’avantage un « être capable d’être », ou plus exactement « devenir capable d’être ».

En droit aussi la responsabilité est importante. On interroge