Entrées par admin

Milton Erickson : l’hypnose

Quand Paul Cézanne peint la Sainte Victoire, voici ce qu’il éprouve. « Je respire la virginité du monde. Un sens aigu des couleurs s’empare de moi. Je me sens coloré par tous les tons de l’infini. Dans des moments comme celui-là, je ne fais qu’un avec mon tableau. Nous sommes un chaos iridescent.»
Cela pourrait être une des plus belles définitions de l’hypnose.

François Roustang : la position du thérapeute

« La position thérapeutique, c’est ce autour de quoi s’organise la rencontre ; elle définit l’édification du système de relations entre le thérapeute et le thérapisant. » « En prenant sa place, le thérapeute construit un espace thérapeutique singulier, où plus il est lui-même, plus il est pour l’autre et par l’autre. » La rencontre avec la […]

Paul Ricoeur : parcours de la reconnaissance

Nous aspirons tous à la reconnaissance, mais ce mot de reconnaissance est galvaudé, il a perdu un peu de son épaisseur, à force d’être utilisé à tort et à travers. La reconnaissance ne s’institue pas d’un coup de baguette magique mais répond à un véritable processus. Ce processus se fait progressivement. D’abord, on a besoin […]

Les nouvelles formes de filiation

Introduction au colloque 2009 du Ceccof, par Nicole Prieur

Il y a une certaine logique à faire coïncider ce thème et le trentième anniversaire du Ceccof : en 30 ans nous avons connu des bouleversements profonds et irréversibles qui nous touchent aussi bien en tant qu’individu, dans nos couples et nos familles, mais aussi dans notre pratique.

Petits règlements de compte en famille

Édition Albin Michel, 2009

On a beau dire qu’« en amour on ne compte pas », les liens affectifs se tissent autour de dons, dettes, loyautés, difficiles à équilibrer entre ceux qui donnent beaucoup, ceux pour qui tout est dû, et ceux qui ne veulent rien devoir à personne. Comment cependant instituer plus de justice dans les relations ?

Autonomie et dépendance des thérapeutes dans les doubles prises en charge

co-écrit avec B. Prieur in « Thérapie Familiale » – Genève, 2008.
Pourquoi une double prise en charge ?
De nombreuses situations thérapeutiques nous mettent face aux limites de nos approches respectives. Par exemple, un thérapeute individuel estimera que le travail de son patient – adulte ou enfant – devrait être complété, ou poursuivi par une thérapie familiale ou de couple. De son côté, un thérapeute familial peut être amené à envoyer un membre de la famille en thérapie individuelle. Plusieurs modèles de doubles prises en charges thérapeutiques existent.

Cécile, la petite fille qui ne souriait pas : la place du jeu en thérapie d’enfant

Article publié dans « Recherches et succès cliniques de l’hypnose contemporaine », sous la direction de C. Virot (Le Souffle d’or, 2007).
Voici une thérapie d’enfant menée, il y a quelques années et dont les difficultés m’ont permis de réfléchir à l’hypnose du thérapeute et sa fonction dans la construction du système thérapeutique clinicien-enfant.